Le festival nîmois d’écologie populaire des Vers du Ter-Ter revient du 08 au 14 juin 2026 pour sa troisième édition. Après avoir abordé les thèmes de l’alimentation et de l’habitat, l’équipe des VTT s’attaque encore une fois à un sujet qui concerne chacune et chacun : l’argent.
Pour animer la conférence de presse, on retrouve des visages présents dès la première édition mais l’on entend aussi de nouvelles voix. En effet, le collectif indépendant et autogéré des Vers du Ter-Ter, créé l’année dernière (la première édition ayant été portée par le Spot et le Bar du Midi), a trouvé de nouveaux membres jusqu’à doubler son effectif. Les discussions internes quant à l’indépendance notamment financière de l’événement, celui-ci n’ayant fait l’objet d’aucune demande de subvention, ont amorcé naturellement le thème de cette troisième édition.
« Fauchons le blé, parlons oseille »
L’idée de s’emparer du sujet de l’argent est venue comme une évidence. Parce que l’argent est un sujet qui divise, un sujet qui nous concerne toutes et tous tout en étant tabou, un sujet dont les populations peuvent se sentir désappropriées de par la complexité des échanges médiatisés autour de l’économie. Grâce à la vastitude de ce sujet, les VTT ont construit une programmation au sein de laquelle chaque personne peut s’investir dans la discussion.
En 2026, le festival tisse sa toile un peu plus encore en s’implantant dans les quartiers Gambetta, Richelieu, Pissevin, Valdegour, Jean Jaurès, la Placette, Mont Duplan et Route d’Arles. Au cœur du programme qui animera ces derniers entre le 08 et le 14 juin : la démystification du jargon économique, la repolitisation des enjeux financiers afin de discréditer la fable de la charge individuelle, la mise en avant de dispositifs monétaires alternatifs, ou encore la reconsidération de la notion de richesse.
Une semaine de festival, une année de médiation
Dès sa création, les Vers du Ter-Ter pensait la médiation comme constitutive du festival en encourageant les propositions des habitant.e.s, en souhaitant être vecteur de liens entre différentes structures locales et en coordonnant des ateliers à l’année au près de publics divers. Cette année, de nombreux projets ont permis à l’équipe de volontaires de rencontrer des publics tout aussi variés que les médiums exploités.
- L’illustratrice et bédéiste Roxanne Bee a rassemblé, lors de plusieurs ateliers créatifs, des recettes et astuces « de la débrouille » afin de les proposer sous forme d’un fanzine disponible à prix libre durant le festival.
- Les mille couleurs et l’ADPS Pissevin ont accueilli les radios associatives Raje et Radio Alliance Plus pendant plusieurs mois pour des ateliers podcasts au près du jeune public. Au fil des échanges, émergent au micro leurs voix, leurs passions, leurs envies, leurs liens à ce quartier qu’ils habitent et leurs rires. Une restitution du projet aura lieu le dimanche 14.
- La compagnie Parôle en corps a également accompagné les jeunes de l’ADPS Pissevin au cours de l’année. Vous pourrez découvrir les fruits de leur rencontre lors de saynètes de théâtre forum où seront questionnés les réflexions, paradoxes, conflits entre argent et écologie, à la Placette, le 14 juin.
En parallèle, un club de lecture a vu le jour coorganisé par de nombreuses associations et collectifs nîmois, plusieurs séances de ciné-débats ont eu lieu dans le quartier Valdegour et des discussions en mixité choisie ont été aménagées durant l’année.

Avis aux futur.e.s Volon’Ter-Ters
Le collectif des Vers du Ter-Ter continue d’être à la recherche de volon’Ter-Ters, de partenaires (associatifs ou non) ou encore de lieux afin de poursuivre sa construction autour d’un modèle solidaire dans lequel chacune et chacun peut faire émerger sa parole et ses idées. Si vous êtes intéressé.e, n’hésitez pas à contacter les VTT via leur compte Instagram : https://www.instagram.com/lesversduterter_festival/