PRÉSENTATION DES CARTELS DE LA FERIA DE PENTECÔTE
Vendredi 28 mars, Jean Paul Fournier, Maire de Nîmes, accompagné de Fréderic Pastor, Adjoint délégué à la tauromachie et Simon Casas, a présidé la présentation des cartels de la feria de Pentecôte qui se tiendra du 5 au 9 juin prochain.
Au cours de sa présentation des cartels Simon Casa a dit que les temps changeaient et qu’il lui appartenait en qualité d’impresa des arènes de s’adapter aux changements. Il l’a fait en proposant des cartels qui ne répondent pas strictement aux critères les plus en vigueur. Certes il y a des figuras au programme, mais il y a aussi une place donnée aux jeunes en devenir (alternative de Marco Perez). On trouve aussi un hommage à Victorino Martin, une corrida « In memoriam » avec un seul contre six confié à Borja Jiménez ; un message de soutien à l’aficion mexicaine en danger avec la présence de Juan Pablo Sanchez et du novillero Edouardo Neyra. La corrida est l’objet de menaces incessantes. Simon Casa qui en est une des figures les plus emblématiques doit s’inscrire dans le maintien d’une culture ancestrale codifiée et la volonté de proposer une alternative à un certain immuabilisme (ce mot n’existe pas, mais il me plait) mortifère. La corrida vit aussi parce que c’est un spectacle. Créer une féria, c’est écrire une pièce de théâtre dit encore Simon Casas. Pour que le public l’apprécie, il faut qu’elle soit bonne du début à la fin, que les acteurs soient au niveau des attentes du public et que la mise en scène capte l’attention, surprenne et étonne. Qu’en sera-t-il de cette édition 2025 de la féria de Pentecôte ? Résultat le 10 juin. En tout cas, Simon Casas y a mis toute sa passion, sa créativité. Ce reproche ne peut lui être fait.
Le programme
Jeudi 5 juin Course camarguaise. Royale de la manade Saumade
Vendredi 6 juin Corrida de Garcigrande pour Morante de la puebla – Alejandro Talavente – Marco Perez qui prendra son alternative
Samedi 7 juin Novillade de la cape d’or, Novillos de Talavante pour Eduardo Neyra – Tomas Bastos – Victor
Samedi 7 juin Corrida de Garcia Jimenez pour Sébatien Castella – Jose Maria Manzanares – Lalo de Maria
Dimanche 8 juin Corrida de Victariano del Rio pour Daniel Luque – Juan Ortega – Clemente
Dimanche 8 juin Corrida de Robert Margé pour Miguel Angel Perera- Clemente – Juan Pablo Sanchez.
Lundi 9 juin Corrida de Rejon de Fermin Bohorquez pour Diego Ventura – Lea Vicens.
Lundi 9 juin Corrida de Victorino Martin pour Borja Jimenez (seul contre six) en présence de Espartaco.
Texte et photographies de
Benoit Mutel
Retrouvez ses émissions « Old Records Never Die » & « La route des Toros«
JEU-CONCOURS : GAGNEZ VOS PLACES POUR LE CONCERT « MÉLODIES NOMADES » PAR LES CANARDS SAUVAGES
GAGNEZ 2 PLACES POUR LE CONCERT « MÉLODIES NOMADES » PAR LES CANARDS SAUVAGES (ensemble vocal de l’Uzège)
Après des répertoires mélangeant musiques tsiganes, chants celtiques, créations d’Amérique latine ou encore chants classiques de Noël, « Les Canards Sauvages » présentent leur nouveau spectacle, « Mélodies Nomades », mettant en lumière l’art de la polyphonie et le dialogue des voix entremêlées, pour un moment musical riche en émotions.
Ne manquez pas cette expérience unique, qui promet de faire vibrer le public nîmois.
DIMANCHE 30 MARS de 17H00 à 19H00, au Temple de l’Oratoire à NÎMES
Pour jouer, c’est simple :
Rendez-vous sur nos réseaux sociaux : Instagram & Facebook ! Ou envoyez-nous un mail à communication@radioallianceplus.fr !
Le tirage au sort du gagnant (qui gagnera 2 places, d’une valeur de 10€ chacune) sera effectué le jeudi 27 mars à 09:00 ! N’oubliez pas de croiser les doigts !
JEU-CONCOURS : GAGNEZ VOS PLACES POUR LE FESTIVAL « ITINÉRANCES »
Le festival cinématographique « Itinérances » revient, à Alès du 21 au 30 mars, pour sa 43ème édition !
Nous sommes très heureux de pouvoir faire gagner 2 places à 10 d’entre vous pour la séance de votre choix (tous les événements et rencontres autour des séances sont intégrés dans ces places) !
Nous vous invitions à aller découvrir la programmation si riche de cette édition 2025 sur le site : https://itinerances.org/
Pour jouer, c’est simple :
Rendez-vous sur nos réseaux sociaux : Instagram & Facebook ! Ou envoyez-nous un mail à communication@radioallianceplus.fr en nous indiquant la séance à laquelle vous rêvez d’assister ! Le tirage au sort des 10 gagnant.e.s (qui gagneront chacun.e 2 places) sera effectué le jeudi 20 mars à 12:00 !
N’oubliez pas de croiser les doigts !
Un grand merci au festival Itinérances pour leur générosité !
TINALS PROPOSE UN BEAU WEEK-END LES 27 & 28 JUIN 2025
Il y avait du monde à Paloma, ce jeudi matin, face à Fred Jumel, directeur de la SMAC, Walter Wizman, président de l’association Come On People, Gael Dupret, Président de Paloma, et Franck Proust, président de Nîmes Métropôle.
Journalistes nombreux qui laissent, pour beaucoup, s’exprimer une joie sur leur visage. Il est facile de repérer celles et ceux qui étaient là il y a 6 ans, lors de l’ultime édition du festival This Is Not A Love Song.
Un festival dépassé par son succès.
Fin 2019, l’annonce tombe : Mise en pause du TINALS. Un virus qui ferme les frontières certes, mais surtout une équipe un peu dépassée par le succès de son festival. Un rendez-vous musical annuel qui se voulait intimiste, familial, indépendant et amoureux de la découverte. Année après année, avec des objectifs de remplissage grandissant (18 000 spectateurs lors de la dernière édition), l’impression d’une perte de liberté, de spontanéité est née. Stop !
…
Et depuis, comme un marronnier, pas un printemps sans que TINALS ne soit évoqué avec nostalgie par les nîmois, en terrasse de café ou dans le patio de Paloma lors d’une soirée This Is Not A Love Night. Alors, lorsqu’en février trois petits points blancs sur un fond noir sont apparus sur les réseaux sociaux du festival,en veille depuis 2023, émoi général. Impossible de mettre un pied en ville sans tomber sur une discussion à son sujet ! Une euphorie qui a laissé naître une légère angoisse chez les organisateurs car, en 2025, pas de TINALS mais un BEAU WEEK-END !
Un millésime de coups de cœur.
Retour aux bases, sorte de spin-off qui nous replace en 2014 : offrir une bulle, une parenthèse en-chantée, pour s’évader en musique. Une trentaine d’artistes avec l’idée de s’émanciper des têtes d’affiches. Un millésime de coups de cœur. Comme aux prémisses du This Is Not A Love Song, l’envie réside dans la mise en lumière de groupes internationaux émergents, d’artistes qui s’expriment, revendiquent. Comme une reprise lors de laquelle les maîtres mots seront convivialité & proximité entre les artistes et le public.
Changement de format.
Le format change donc, diffère de ce qu’a été TINALS. Ce BEAU WEEK-END se déroulera donc les 27 et 28 juin 2025, de 18 à 02h. Quatre scènes accueilleront la trentaine d’artistes : le patio, le Club, la Grande Salle, ainsi qu’une scène extérieure. Pour les tarifs, les équipes annoncent une volonté d’agrandir l’accessibilité : 70 euros pour les deux jours, 38 (en réduit) et 40 (tarif plein) euros la soirée. La jauge est limitée à 3000 spectateurs par soirée, un format réduit par rapport à 2019 afin d’encourager les interactions entre public et artistes.
A midi aujourd’hui, le 06 mars, les blind-pass seront mis en vente, vous pourrez donc prendre vos places sans connaître le nom des artistes qui feront la beauté du week-end des 27 et 28 juin. L’ensemble de la programmation sera divulguée d’ici quelques semaines en une seule fois. La tarification n’étant pas évolutive, le prix restera le même avant et après l’annonce des artistes. Le seul risque est donc de voir affiché « Complet » avant d’avoir pris votre billet ! Pour ce faire, direction le site de Beau Week-end !
Texte de Channel Roig
JEU-CONCOURS : « LALALANGUE » AVEC LES ATP DE NÎMES !
Nous aimons vous faire plaisir et vous le savez si vous nous suivez déjà sur le 103.2FM ou nos réseaux sociaux.
En ce mois de mars, ce sont les ATP de Nîmes qui nous font le plaisir de vous offrir vos places pour le spectacle « Lalalangue » de et avec Frédérique Vorutz !
SPECTACLE : Mardi 11 mars à 20h au Théâtre de l’Odéon
Pour tenter de remporter vos places, écrivez-nous à communication@radioallianceplus.fr !
Multipliez vos chances de gagner en jouant également via nos réseaux sociaux : Instagram & Facebook
Tirage au sort lundi 10 mars à 09h00
Bonne chance à toutes et tous !
CONCOURS ! GAGNEZ 2 PLACES POUR LE CONCERT DE YOUSSEF SWATT’S
GAGNEZ 2 PLACES POUR LE CONCERT DE YOUSSEF SWATT’S
(Attention ! Pour jouer, direction notre page Instagram : https://www.instagram.com/radio_allianceplus/)
Assistez au concert de Youssef Swatt’s, grand gagnant de l’émission Nouvelle École sur Netflix, le 28 février à Paloma !
Youssef Swatt’s, étoile montante de la scène rap belge, se distingue par son approche introspective et poétique du hip-hop. Originaire de Tournai, en Belgique, Youssef a commencé à se faire connaître grâce à sa capacité à tisser des récits personnels et sociaux dans ses textes, offrant une fenêtre sur son vécu et ses réflexions sur le monde qui l’entoure.
Depuis ses premiers freestyles et participations à des battles, il a su capter l’attention du public et des critiques par sa technique affûtée et son authenticité. Son engagement dans le rap va audelà de la musique; c’est une véritable quête de sens et une exploration des profondeurs de l’âme humaine, marquée par des textes chargés d’émotions et une conscience aiguë des enjeux sociaux.
Pour jouer, c’est simple : Aimer la publication
S’abonner aux comptes de @radio_allianceplus & @youssefswatts
Taguer en commentaires la personne avec qui tu veux aller au concert !
Le tirage au sort des 2 gagnant.e.s (qui gagneront chacun.e 2 places) sera effectué le 26 février à midi !
N’oubliez pas de croiser les doigts !
Merci à @crocus.talentagency & @paloma_nimes qui ont rendu ce concours possible !
Journée Nîmoise de lutte contre le VIH
Le jeudi 28 novembre, une journée de sensibilisation et de dépistage au VIH à Nîmes
Chaque année se déroule lors du 1er décembre, la Journée mondiale de lutte contre le syndrome d’immunodéficience acquise (plus connu sous le nom de «sida»).
Mais avant cela, Nîmes a organisé le jeudi 28 novembre sa propre journée de lutte contre le VIH. Une journée de sensibilisation, d’informations, de dépistage du VIH et aux autres IST. Les temps forts de cette journée se sont déroulées sur le site Vauban de l’université de Nîmes et sur la place Saint-Charles, dans le quartier Gambetta. De nombreuses associations, de professionnels de santé et de lieux de vie, sont intervenues (dont le CeGIDD, EKKO, AIDES, la radio RAYVOX, A.S.E.M., Dancin’, L’arène des Fiertés et le Café d’Anaïs).
Étaient au programme: dépistages sans rendez-vous, jeux, quiz, émissions radio et des temps festifs au Bar du Midi. Tout cela combiné avec beaucoup d’espoir, du soutien et de la solidarité.
Prévenir et sensibiliser
Cette journée est une occasion d’aborder la prévention contre le VIH, les enjeux liés à cette lutte, ainsi qu’aux progrès scientifiques réalisés, mais aussi de faire connaître les lieux de ressources du territoire nîmois.
Bulletin de santé publique France VIH-IST
Alors que les cas de séropositivité avaient diminué de 10% sur la période de 2012-2013 notamment grâce à un recours au dépistage plus fréquent permettant une mise sous traitement plus rapide. En 2023, en France, près de 5 500 personnes ont découvert leur séropositivité, selon des données publiées vendredi 11 octobre 2024 par Santé publique France. Parmi les personnes ayant découvert leur séropositivité en 2022, 54% sont des hétérosexuel.le.s. 41% sont des les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes, 2% des personnes trans contaminées par rapports sexuels et 1% des usagers de drogues injectables.
Sur l’ensemble de la période 2012-2022, la diminution du nombre de découvertes de séropositivité est estimée entre -11% et -21%. Cette diminution est encore plus importante chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes nés en France et peut être expliquée par le recours à la prophylaxie pré-exposition (PrEP) pour une part de cette population.
C’est quoi la PrEP ?
La PrEP est un nouveau moyen de prévention du VIH qui repose sur la prise d’un médicament par une personne non infectée par le VIH ayant des conduites à risque d’infections. La Prep contribue à une baisse inédite des contaminations dans plusieurs régions du monde où elle a été déployée.
Pour plus d’informations: https://www.aides.org/prep
Écoutez le podcast : « 10 min avec la journée nîmoise de lutte contre le VIH »
Sources :
• https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/infections-sexuellement-transmissibles/vih-sida/documents/bulletin-national/bulletin-de-sante-publique-vih-ist.-novembre-2023
• https://www.francetvinfo.fr/sante/sida/vih-les-depistages-et-les-decouvertes-de-seropositivite-en-hausse-en-2023_6832403.html
• https://vih.org/cegidd
Texte de Lilou MOZDVZANOWSKI
LA COP D’ICI N’IRA PAS A BAKOU !
Une quarantaine d’acteurs locaux réunie pour penser l’avenir.
Pour sa deuxième édition, la COP d’ici n’ira pas à Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan où se déroule la COP 29, mais sera bel et bien présente à Nîmes du 11 au 22 novembre 2024. Comme l’année dernière, un collectif d’une quarantaine d’associations et d’acteurs locaux se réunit pour penser demain et agir dès aujourd’hui. « La problématique de demain n’est pas celle du climat ou de la biodiversité, ni même celle de l’épuisement des ressources et des matériaux disponibles. Pas seulement… » indique le collectif dans son manifeste. La problématique vise le système dans sa globalité. Décloisonner une organisation, jusqu’alors est fermée, comme unique solution.
Déchets & Récits.
L’équipe considère la première édition comme une source d’enseignements, certes en ce qui concerne l’organisation d’un tel événement, mais aussi comme une réelle acquisitions de savoirs. La venue, en 2023, de Arthur Keller, spécialiste des risques systémiques et des stratégies de résilience, a laissé une trace et ses propos ont fait leur chemin jusqu’aux deux thèmes principaux de cette COP d’ici 2024 : Déchets & Récits. Deux sujets qui feront, l’un et l’autre, office de fil rouge pendant les douze jours. Le récit sera mis à l’honneur pour raconter, pour débattre, pour convaincre. Faut-il faire chercher à faire peur dans ses prises de parole autour de l’avenir du monde pour faire réagir et agir ? Comment, par les mots, contourner les biais et les résistances collectives et individuelles ? Des ateliers, des conférences, des débats, des projections tenteront de répondre à ces questions.
Déchets : Attention, ça déborde !
En parallèle, le 16 novembre sonnera le lancement de la semaine européenne de la réduction des déchets. L’association de la ressourcerie Réa-Nîmes, évidemment, n’attend pas ces occasions et lutte au quotidien pour valoriser la seconde main, le réemploi, pour sensibiliser aussi. La question des déchets, vestimentaires notamment, étant intrinsèquement liée à celle de la production. C’est tout un système de pensée à qui il faut s’adresser lorsque l’on sait que 600 000 tonnes de textiles sont jetées chaque année en France. De manière plus imagée, Réa-Nîmes réceptionne la quantité excessive de plus de 10 caddies par jour de vêtements. De nombreux ateliers de réparation et de création à partir d’objets et de tissus préexistants auront lieux tout au long de la COP.
Vous pouvez retrouver entièreté du programme de la COP d’ici 2024 sur le site https://copdici.org/
A vos agenda pour les temps forts :
- Lundi 11 novembre de 10h à 17h sur la Place Saint Charles – Ouverture de la COP d’ici ! Stands associatifs et nombreux ateliers. Gratiféria, atelier furoshiki, défilé de mode de seconde main, cantine de lutte, exposition sur les mégabassines, des jeux et quizz pour en apprendre toujours plus…
- Jeudi 14 novembre à partir de 15h30 à la Maison du Protestantisme – Focus sur les pratiques agricoles. Conférence et projection « Les sols et l’eau », témoignages « Retrouver de l’autonomie vis à vis des machines en agriculture », conférence de Eve Fouilleux « Scientifiques & politiques alimentaires, 2 récits irréconciliables ? ».
- Vendredi 15 novembre de 14h à 16h – Visite du Centre de tri des déchets recyclables Sitom. Attention, places limitées à 30 personnes : pensez à réserver !
- Vendredi 15 novembre à 19h à la CGT Cheminots – Loto écolo et loco pour soutenir l’organisation de la COP d’Ici. Un loto, presque comme tous les lotos. Mais pas tout à fait ! Vous apprendrez beaucoup de choses sur l’environnement, l’écologie, le climat, les déchets, tout en vous amusant et dans la bonne humeur. En plus, vous pourrez gagner des lots insolites, savoureux, éthiques, tout en soutenant l’organisation de cette COP.
- Samedi 16 novembre de 14h à 17h30 au Café d’Anaïs – Fresque des nouveaux récits. A la fois fresque et atelier d’écriture, la Fresque des Nouveaux récits propose de faire émerger des pistes pour une société différente à travers un atelier collaboratif et ludique. (Sur réservation, places limitées).
- Lundi 18 novembre de 19h à 21h30 à la Maison du Protestantisme – Conférence-débat : Transformer l’économie ? Conférence de Nicolas Balas « En quoi le système économique actuel nous mène dans le mur ? », suivi d’une table ronde avec F. Touzelier (Nîmes Métropole) et B. Briole (CJD).
- Jeudi 21 novembre de 11h à 13h au 405A avenue du Dr Fleming – Inaugurons la Bat’ Mat ! Découvrez la nouvelle ressourcerie dédiée au réemploi des matériaux du bâtiment.
Texte et photos de Channel Roig
LA CULTURE HIP-HOP ANIME L’UNIVERSITE !
Après le succès des multiples éditions du festival Tout Simplement Hip-Hop, l’association nîmoise Da Storm tente le renouveau avec la création du TSHH Festival sans changer de cheval de bataille. Deux jours pour mettre en lumière la culture hip-hop dans son entièreté, le tout au cœur de l’Université Vauban à Nîmes. L’équipe est explicite, son but est de faciliter l’accès à la jeunesse. Emplacement à proximité du centre-ville et des différents moyens de transports, tarifs abordables (notamment avec le Pass Culture), artistes émergents… La recette fonctionne !
Artistes émergents, enjeux et réalité.
Après une soirée, le vendredi 27 septembre, qui a accueilli Zuukou Mayzie, Lesram ou encore l’artiste marseillaise Ekloz, l’après-midi du samedi était ouverte à tous et gratuite. Au programme : table ronde, concerts, atelier graffiti. Il suffisait de se rendre dans les douves de la faculté de Nîmes, entre 13h30 et 17h30, pour constater que lorsque la culture s’adresse aux jeunes, elles et ils répondent présents !
Estrade intimiste en face d’une cinquantaine de chaises, toutes occupées, pour accueillir la table ronde sur le thème « Artistes émergents ; enjeux et réalité ». Pour échanger sur le sujet, 3 professionnels de la musique étaient là. Raphäel Da Cruz, journaliste indépendant, Sandra Gomes, cheffe de la rubrique musique pour le média Konbini et directrice artistique, ainsi que Roman Tayakout, directeur artistique également au sein du label Jeune à Jamais. Le public est en majorité très jeune, certains un peu fatigués par les concerts de la veille. Il suffit pourtant d’un premier extrait musical pour les voir émerger, entonnant les paroles par cœur, et se passionner pour les échanges entre les intervenants. Le rap est alors discuté, débattu . On y parle de son renouvellement constant, des nouveaux moyens de diffusion, de sa traditionnelle mise au banc par les institutions culturelles, de l’impact essentiel du public, de la nécessaire authenticité dans le récit de soi au travers des paroles…
Une invitation à penser l’art.
Est-ce grâce aux appels répétés à cette authenticité, à cette spontanéité ? Est-ce l’aveu immédiat d’absence d’objectivité de la part des intervenants ? Est-ce l’événement en soi, tourné vers les jeunes, les invitant à produire un discours sur l’art, leur offrant des clefs de compréhension et de réflexion ? Peut-être est-ce toutes ces raisons associées qui ont permis, lorsque a été prononcé le fameux « Est-ce quelqu’un a des questions? », à une nuée de mains de se lever. La timidité habituelle d’un public face à une conférence n’était pas au rendez-vous. Les échanges ont continué encore quelques minutes avant de laisser place aux concerts gratuits d’artistes du Sud, à commencer par Etane. La jeune artiste toulousaine n’a pas caché sa joie en voyant le public nîmois chanté ses paroles, danser sous le soleil de septembre et applaudir à l’unisson. À quelques pas de moi, je devine sa maman, larmes aux yeux et ponctuant le concert avec un « Elle en fait du chemin quand même », le tremolo dans la voix. Le Double, Deelee S et OgLounis, en co-plateau, ont clôturé cette après-midi sans permettre au public de se rendre compte que le vent se levait à force de les faire sauter.
Faîtes place au hip-hop !
Da Storm avait raison ! À l’heure où le hip-hop et le R’n’B sont les styles musicaux les plus écoutés aux États-Unis, au moment où, sur Arte, la série documentaire revenant sur la carrière de DJ Mehdi est un succès (plus de 4 millions de vues cumulées), il semblerait que, oui, la culture hip-hop a bel et bien sa place au sein d’une Université. En attendant, place aux concerts du samedi soir avec Prince Waly, NeS, Jolagreen, Zinée, Danyl et Pex !
Texte et photos de Channel Roig
Projet de Loi de Finances 2025 : QUI VEUT LA MORT DES RADIOS ASSOCIATIVES ?
C’est avec sidération que l’association “Les Locales” et ses organisations représentatives SNRL [Syndicat National des Radios Libres] et CNRA [Confédération Nationale des Radios Associatives] découvrent la Proposition de Loi de Finances pour 2025. Malgré un budget de la Culture maintenu, le Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique (FSER) subit une coupe drastique de 30%, soit plus de 10 millions d’euros!
Le Projet de Loi de Finances 2025, présenté par le Gouvernement, annonce une réduction de 30 % du Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique (FSER). Cette baisse, inscrite dans le cadre du plan d’économies souhaité par le Premier Ministre et son Gouvernement, n’est pas une simple coupe budgétaire. Elle touche de plein fouet un secteur vital pour l’expression démocratique et culturelle de notre pays : les radios associatives. Présentes sur tout le territoire, nos radios jouent pourtant un rôle fondamental. Elles assurent un lien de proximité avec les citoyens créant du lien social, elles favorisent la diversité des opinions, elles donnent la parole à ceux qui en sont souvent privés, elles ouvrent leurs micros aux acteurs et aux élus locaux pour informer les habitants d’une dynamique et du développement de leur territoire..
Les radios associatives ne doivent pas porter le poids des économies imposées à la Direction Générale des Médias et des Industries Culturelles (DGMIC).
Sur les 12 millions d’euros d’économies demandées, 10,4 millions d’euros seront entièrement supportés par les radios locales associatives, alors que ces dernières ne représentent que 4% de l’enveloppe budgétaire globale dédiée à la Mission Médias, Livre et Industries Culturelles. Ce choix interroge sur la priorité accordée à nos radios, qui sont pourtant des piliers essentiels de notre démocratie. Les radios associatives sont un outil d’inclusion sociale et culturelle, un vecteur de cohésion, qui a toujours su évoluer avec peu de moyens. Pourtant, aujourd’hui, c’est l’ensemble de notre modèle qui est mis en péril.
Les conséquences de ce couperet net dans le fonctionnement économique des radios associatives seront sans appel : impact direct sur l’emploi, alors même que nous sommes le deuxième employeur du secteur radiophonique. Plus largement, c’est l’existence même de nos radios qui est menacée. Les médias de proximité, garants de la diversité et du pluralisme du paysage radiophonique, risquent purement et simplement de disparaître. Ce serait une perte irréparable pour la vie culturelle locale, pour l’accès à une information libre et pluraliste, et pour des milliers de citoyens qui trouvent dans nos radios une voix différente, alternative, et enracinée dans leur quotidien. Elles représentent les médias de proximité par excellence, souvent surnommés les « médias du dernier kilomètre ». Grâce au soutien du FSER, elles offrent une diversité inégalée de programmes produits à la fois par des professionnels de l’animation, des journalistes et par des bénévoles passionnés.
Comment comprendre une telle décision, qui risque d’étouffer les voix et les diversités locales sur nos territoires?
Il est d’autant plus paradoxal que ce soit notre secteur, le plus vertueux, qui soit la cible de cette réduction. Depuis 2002, nous avons dû faire face à une augmentation sans précédent des charges d’exploitation, tout en subissant la disparition progressive des emplois aidés. Malgré cela, nous n’avons jamais renoncé à notre mission de service public, ni bénéficié d’une augmentation de l’aide individuelle à l’exploitation de nos radios. En s’attaquant à l’un des secteurs les plus vulnérables et économiquement modestes, le Gouvernement semble renier ses propres engagements en faveur de la diversité et de la proximité. Nos radios, qui sont un pilier indispensable de la démocratie locale et de la vie culturelle, se retrouvent aujourd’hui gravement menacées par cette décision, dans un contexte déjà difficile.
À un moment où :
- – Les États généraux de l’information sont censés renforcer la liberté et le pluralisme de la presse ;
- – L’ARCOM décide d’accélérer le déploiement du DAB+ dont les radios associatives sont un moteur essentiel ;
- – La ruralité et les territoires sont au cœur des préoccupations ;
- – L’éducation aux médias et à l’information est reconnue comme un enjeu sociétal majeur ;
- – L’Économie Sociale et Solidaire (ESS) et le tissu associatif sont cruciaux pour la cohésion citoyenne.
Il ne s’agit pas, ici, d’un rabot économique, mais d’un vrai coup de guillotine. Cette exécution est-elle actée, décidée, voulue et assumée?
Le SNRL et la CNRA sont déterminés à travailler ensemble pour trouver une issue à cette situation critique. Nous appelons dès maintenant l’ensemble des radios associatives à se mobiliser. Nous enjoignons également tout le secteur de la radio (privée et publique) ainsi que l’ensemble du monde de la culture à prendre conscience des répercussions désastreuses que cette mesure pourrait engendrer. Si cette proposition est confirmée, c’est une déstabilisation sans précédent de tout le secteur que nous devrons affronter collectivement.
Nous appelons l’ensemble des Parlementaires à prendre conscience de la dimension mortifère de cette proposition et à agir pour sauvegarder la diversité et la vitalité des radios associatives en France. Nous demandons également aux élus locaux de se mobiliser pour éviter la disparition de ces petites entreprises ancrées dans leurs territoires, ainsi que la perte des emplois de leurs salariés, qui jouent un rôle clé dans la dynamique locale et la cohésion sociale.
Nous appelons le Gouvernement à revoir sa position et à rétablir un soutien digne de l’importance des radios associatives pour notre société. Nos radios, et à travers elles la voix de milliers de citoyens, méritent mieux que l’abandon auquel ce projet de loi les condamne.
Les radios associatives en France jouent un rôle significatif sur le plan social et culturel, elles remplissent une mission d’intérêt public et de cohésion sociale importante. Elles occupent une place indispensable dans le paysage médiatique local. :
1. Nombre de radios associatives : Près de 750 services radiophoniques en France, répartis sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones rurales, de montagne, urbaines et périurbaines. Ces radios fonctionnent sur un modèle à but non lucratif, leur principal objectif étant d’offrir un service de proximité, souvent éducatif ou culturel.
2. Emploi : Les radios associatives génèrent environ 3.000 emplois directs. Elles sont un réservoir important de nouveaux talents et s’appuient également sur le travail de nombreux bénévoles.
3. Impact indirect : Outre leur impact direct en termes d’emplois et de financement, les radios associatives ont un effet indirect important sur les territoires. Elles soutiennent les artistes locaux, encouragent le développement des initiatives territoriales, et offrent des formations aux bénévoles et salariés.
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